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Odette Toulemonde n'a objectivement rien pour être heureuse mais l'est. Balthazar Balsan a tout pour être heureux mais ne l'est pas. Odette, la quarantaine maladroite, entre un fils coiffeur savoureux, une fille engluée dans sa puberté, travaille le jour au rayon cosmétiques d'un grand magasin et coud le soir des plumes sur des costumes de revues parisiennes. Elle rêve de remercier Balthazar Balsan, son auteur préféré, à qui - pense-t-elle - elle doit son optimisme.

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Je me suis dit que ça serait peut-être pas mal de faire un petit Cette poupée gonflable va bouleverser la vie de Claire et d'Alex. Désiré : Si en , les accouchements ne représentent plus qu'une simple formalité, celui qui doit donner naissance à Désiré se révèlera particulièrement douloureux Versailles rive gauche : Un jeune Versaillais invite une jeune parisienne a diner chez lui.

Apres avoir mis les petits plats dans les grands, Arnaud s'apercoit, alors que Claire son invitee est arrivee, qu'il a oublie un detail tres Accompagnés de Bob, un technicien proche de la retraite, et de sa fidèle VW, les voilà partis pour réaliser un reportage sur A 10 minutes de la plage TV : Chaque été, Charles Lemoulec, directeur étriqué d'une petite compagnie d'assurances dont il a hérité, a pour habitude d'emmener sa famille en vacances sur l'île de Ré.

Mais cette année, l'affaire familiale est à deux doigts Le Dernier pour la route : Hervé, patron d'une agence de presse, décide d'en finir avec l'alcool. Loin de tout et grâce aux autres, il parvient à combattre sa dépendance, en repartant vers une nouvelle vie Ca se soigne?

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C'est un chef d'orchestre connu et reconnu. Une heure après, seul dans ma chambre d'hôtel, triste, mélancolique, j'ai ouvert cette lettre. Et vous êtes aussi allé chez elle? Non, l'histoire s'arrête là! Mais, ce jour-là, j'ai compris que ce qui compte c'est l'authenticité du sentiment. Et lorsque je suis rentré, je me suis dit que c'était le début d'une histoire. C'est une inspiration!

Quand j'ai jeté à Gaspard de Chavagnac, le producteur, et à Bruno Metzger, le directeur artistique, que le personnage pourrait s'appeler Odette Toulemonde, ils ont tellement ri que je me suis dit que j'allais garder ce nom-là. C'est même devenu le titre. Toulemonde est un nom assez répandu dans le nord de la France et en Belgique.

Comment définiriez-vous Odette? C'est une femme qui a comme un jazz band à l'intérieur d'elle-même, c'est-à-dire qu'elle possède la joie. Cette joie lui permet de traverser la vie, d'oublier ce qui peut être trop douloureux - ou de croire qu'elle peut l'oublier.

Depuis la mort de son mari, elle a supprimé son corps. En fait, Odette va rendre son âme à Balthazar et Balthazar va rendre son corps à Odette. C'est l'échange du film. C'est pour cela qu'ils forment un couple à la fin. Ils se rejoignent à la fois dans l'amour et dans l'imaginaire. Elle a une vision très juste de ses enfants… Oui, elle trouve qu'il est plus grave d'avoir une fille de mauvaise humeur qu'un fils homosexuel.

Elle a un vrai sens des valeurs : si son fils est heureux, elle est heureuse, et si elle sent que sa fille n'est pas heureuse, elle s'inquiète et essaie d'intervenir en douceur dans son destin. En fait, le quotidien d'Odette n'est pas très drôle… Elle ne voit que ce qu'il y a de beau dans son quotidien, elle a le sens de l'étonnement, de l'émerveillement.

Elle demeure attentive aux autres comme on peut le voir dès la première scène avec cette cliente battue qui reviendra au milieu du film. Pourtant, elle mène une vie difficile parce qu'elle n'a pas beaucoup d'argent ; elle pratique deux métiers : le jour, elle est vendeuse au rayon maquillage d'un grand magasin et, la nuit, elle est plumassière. Pourquoi plumassière? Parce que le film est la rencontre d'un homme de plume et d'une femme de plume!

En réalité, plumassière est un métier qui me fascine, comme beaucoup de métiers artisanaux. Il est devenu très rare, il n'en reste plus que deux à Paris. Pour Odette, le fait de coudre des plumes et de fabriquer des costumes fastueux, c'est aussi sa manière de s'évader.

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À l'intérieur d'elle-même, résonne cette joie de vivre incarnée par Joséphine Baker dont elle connaît toutes les chansons et qui est comme sa voix intérieure. Ce qui la rend heureuse en tout cas, c'est un auteur : Balthazar Balsan. Je pense qu'elle détient le secret du bonheur de façon innée mais elle s'est convaincue qu'elle le doit à cet homme parce que ses romans lui font du bien. Pendant le deuil de son mari, il ne lui restait sans doute que les livres de cet homme pour garder tendu le fil vivant qui la reliait à l'existence.

Elle estime qu'elle a une dette, qu'elle doit le lui dire. Finalement, elle va pouvoir payer cette dette au-delà de ce qu'elle espérait. Avez-vous déjà connu ce genre de relations avec certains lecteurs? Oui, j'ai eu beaucoup de témoignages de ce genre : ils me bouleversent.

Faire du bien, c'est ce dont on n'ose pas rêver au plus profond de l'acte d'écrire. Et d'ailleurs je Schmitt toutes mes amies! C'est la plus belle récompense pour un écrivain.

Cela signifie que l'on a pénétré dans une zone où l'on sert peutêtre à quelque chose, qu'on a dépassé le moment où l'on n'obtient que des satisfactions narcissiques. Parlons de cet écrivain, Balthazar Balsan. Lui, il est encore trop narcissique!

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C'est un auteur à succès qui n'assume pas d'être populaire… On suppose qu'un auteur populaire fait exprès d'être populaire mais il est l'auteur de son livre, pas de son succès.

C'est le public qui est l'auteur de son succès. Tout est faussé quand on soupçonne un auteur d'être sciemment populaire. Au milieu de son existence, malgré la faveur de gens, Balthazar Balsan n'a plus confiance en lui. Il ne trouve plus ses marques. Quoique ses livres ne contiennent pas de clichés, sa vie en est pleine.

Être riche, avoir du succès, posséder un grand appartement à Paris, une voiture chic, une femme belle et valorisante que l'on peut sortir partout… Il a collectionné tous les signes de la réussite mais, au fond, il a échoué : rien de tout cela ne correspond à son identité profonde. Lorsqu'on apprend que, d'une origine simple, il vient de la DDASS, on comprend qu'il s'est d'abord construit sur le modèle de la revanche sociale : il a emprunté des modèles préfabriqués du bonheur et de la réussite pour trouver sa place dans la société puisqu'il n'a pas eu de famille.

Cependant, Odette va lui permettre de retrouver son vrai centre et de chercher ce qui réellement le rend heureux. Le paradoxe, c'est que celle qui le rend heureux n'est pas forcément la plus belle ni la plus sexy. Certes, Odette est ravissante, gracieuse et bouge merveilleusement bien mais il y a toujours plus belle à côté, plus jeune, plus valorisante.

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Or c'est elle qui emporte le morceau. Il fallait qu'il descende aux enfers pour s'en rendre compte. Ce film, c'est l'histoire d'une femme qui repêche un homme. C'est un message que vous faites passer? C'est un aveu! Je fais des tournées dans de nombreux pays pour signer mes livres avec parfois des queues d'une heure et demie pour arriver à avoir une signature… Les gens arrivent épuisés devant vous et n'ont même pas quinze secondes… C'est frustrant pour tout le monde!

Je me sens autant Odette que Balthazar. Je pense que le bonheur que j'ai éprouvé en faisant ce film a été de laisser parler cette joie de vivre que j'ai en moi, que je peux parfois exprimer sous une forme philosophique et métaphysique mais jamais en son, en image et en mouvement. Grâce à la rencontre avec Catherine Frot capable de porter un personnage comme celui-là, grâce au cinéma, j'ai l'impression d'avoir été beaucoup plus moi-même. Cela me ressemble plus que beaucoup de choses que j'ai faites parce qu'il y a cette espèce de bonheur de vivre que je n'ai jamais su exprimer ailleurs.

J'ai des naïvetés et des candeurs comme celles d'Odette et j'ai des moments de déprime et des ambitions comme Balthazar. La rencontre entre Odette et Balthazar se fait en plusieurs étapes… Déjà, ce qui m'amusait, c'était de faire se rencontrer ces personnages sans qu'ils se rencontrent!

Ils se voient plusieurs fois avant qu'il ne la remarque. Car elle ne fait pas partie des femmes auxquelles il prête attention, habitué à éprouver de brusques attirances sexuées pour les femmes. Odette ne provoque pas ça en lui. Il met du temps à se rendre compte qu'elle est jolie et qu'il a envie de l'embrasser.

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Elle l'aime d'un amour inconditionnel mais pas sexué non plus. Elle est pétrifiée d'admiration, fascinée par lui et, en même temps, elle le connaît intimement. Ce qui n'est pas son cas à lui. Je vis souvent cette disproportion lors des rencontres avec mes lecteurs : eux me connaissent intimement puisqu'ils me lisent alors que moi je ne les connais pas du tout… Ce déséquilibre fait qu'ils savent souvent beaucoup mieux me parler que je ne sais leur parler.

Comment avez-vous choisi Catherine Frot et Albert Dupontel? Je le trouve complètement original, capable de tout, avec une démesure, une fantaisie… C'est un acteur qui me passionne. Je voulais lui faire jouer un clown triste parce qu'il ne l'avait pas fait et je savais qu'il en était capable. Pour moi, c'est un vrai corps de cinéma, Albert, il est expressif de dos, de face, de côté, de haut, de bas, il joue avec tout son corps comme les meilleurs américains.

Notre rencontre était assez drôle puisque lui se disait que je ne le connaissais pas vraiment et moi qu'il ne me connaissait pas non plus. Or nous avons découvert que j'avais vu presque tout ce qu'il avait fait et qu'il avait lu la plupart de mes livres! En fait, on se désirait en secret. Avec un grand courage, il s'est mis entre mes mains pour descendre dans ses zones de fragilité, d'étonnement amoureux et de naïveté qui sont dures à assumer pour un homme.

Nous avons vraiment travaillé dans une harmonie parfaite. Et Catherine Frot? J'ai pensé à elle parce qu'elle résolvait une équation : je rêvais qu'Odette soit à la fois drôle et jolie.

Drôle sans que l'on se moque d'elle, donc je devais éviter les actrices purement comiques qui chargent la barque dans le ridicule. Jolie or les actrices jolies sont rarement drôles.

C'est presque le raisonnement qui m'a d'abord conduit à Catherine! Heureusement qu'elle m'a dit oui car elle m'a ébloui.

Vive, joyeuse, émouvante, gracieuse, prête à toutes les cascades, elle nous enchantait. De plus, chaque semaine, elle venait me remercier de lui avoir donné ce personnage. Et, croyez-moi, cela met vraiment de bonne humeur! Elle était mieux que je ne pensais! Avec Catherine, il y a de la poésie et du décalage.

Beaucoup de femmes n'osent pas avoir ces yeux qui rêvent, cette candeur, cette énergie… Elle me fait penser à un Jacques Villeret en femme. On les aime parce qu'ils sont toujours au bord du ridicule mais du bon côté du bord… et ils ne tombent jamais dedans. Je regrette d'avoir commencé le cinéma trop tard sans avoir pu travailler avec Villeret.

En quoi est-ce agréable de diriger des acteurs? On ne dirige pas des acteurs, on justifie les intentions avant de jouer, on explique tout pour montrer que l'écriture n'est pas gratuite puis on les regarde avec affection en attendant le meilleur. Par exemple, le moindre soupir dans la scène de la gifle était écrit ; il n'y a eu aucune improvisation sur le plateau, tout a été fait au scalpel.

Diriger, c'est surtout donner confiance.